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Réalités olympiques par Bruno Helbling









 

Les stades olympiques sont évidemment associés à des prouesses sportives mais également à des dépenses controversées. Les pays d’accueil versent des milliards d’euros dans la création de sites qui sont condamnés à être abandonnés. Le projet « Réalités olympiques » du photographe suisse Bruno Helbling documente ces lieux désertés par le sport.

 

La série est vaste à la fois historiquement et géographiquement – Bruno a voyagé vers des pays aussi éloignés que l’Allemagne, la Russie et la Chine pour visiter et photographier les anciens sites olympiques. «En partie, c’était très étrange de se déplacer dans de grands stades ou des terrains de sport abandonnés sans personne à proximité», explique Bruno. «J’aime ce sentiment de découverte à travers des lieux oubliés et des espoirs déçus – cela nous montre beaucoup de choses sur les mécanismes de notre société.»

Son voyage a commencé à Berlin à la fin de 2011 lorsqu’il a visité pour la première fois ce qui reste des installations olympiques nazies appelées «Reichssportfeld». En vérité, il a été surpris du nombre de sites qui existent encore et qui sont encore partiellement utilisés. Il se demandait à quoi cela ressemblerait dans d’autres anciennes villes hôtes. Lors des bombardements de Berlin en 1945, une grande partie de l’infrastructure olympique n’a pas été endommagée, pas même au centre. Le village olympique «Dorf des Friedens» (le village de la paix) était à une époque destiné à être une école d’infanterie pour les nazis après la guerre. Mais après la reddition de l’Allemagne, l’Armée rouge a repris la partie orientale de Berlin, y compris le village olympique, et a établi sa propre base d’entraînement et ses quartiers de troupes sur les anciennes installations sportives.

Il a découvert beaucoup de ces histoires particulières lors de son voyage à travers six anciennes villes olympiques entre 2011 et fin 2014. Les problèmes qui ont surgi après le grand concours sportif étaient les mêmes dans tous les pays qu’il a visité, que ce soit Turin (2006), Sotchi (2014) ou Pékin (2008). Cela l’amène à conclure que les problèmes de l’absence de durabilité ne sont pas seulement un thème pour les villes olympiques, les politiciens ou les officiels sportifs dans ces pays, mais plutôt un problème des exigences et des conditions imposées par le Comité International Olympique (CIO) aux villes d’accueil.

 

Selon Bruno Helbling : « On peut se demander, comment il est encore possible que les villes et les gouvernements acceptent encore d’organiser des jeux olympiques en dépit de ces problèmes bien connus et bien documentés dans beaucoup d’anciennes villes hôtes? Dans les pays démocratiques, il devient de plus en plus difficile de convaincre les électeurs et les contribuables de financer ces fantasmes. Nous l’avons observé en Norvège, en Autriche, en Suisse et tout récemment à Hambourg. Les pays autocratiques continuent de tenter leur chance pour accueillir les Jeux Olympiques. À Sotchi, les dirigeants politiques de Bakou, d’Almaty et de Pékin sont généralement derrière l’offre. Les téléspectateurs, les sponsors et les athlètes olympiques devraient rejeter les abus politiques et commerciaux des Jeux. Les jeux olympiques devraient retrouver leur idéal originel: la compétition commune et pacifique de toutes les nations, avec le moins d’intérêt commercial possible. » (Ignant)

Bruno Helbling

 

 

Sarajevo

 

 

 

 

 

 

 

 

Athènes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pékin

 

 

 

 

 

 

 

 

Sotchi

 

 

 

 

 

 

 

 

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