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La Photomicrographie a horrifié les Londoniens au début du 20ème Siècle










 

En 1904, les micrographies d’Arthur E. Smith, exposées à la Conversazione annuelle de la Royal Society à Londres, montrent pour la première fois aux spectateurs un monde sous microscope invisible à l’œil nu. La réaction de certains visiteurs à ces images géantes d’insectes, de plantes et de parties du corps humain était violente et la plupart se sont montrés révulsés.

Evidemment au début du 20ème siècle la photomicrographie n’avait rien à voir avec les techniques modernes des microscopes contemporains qui utilisent des objectifs flat-field, un éclairage halogène à quartz, l’exposition électronique et les émulsions de film sensibles etc. Pourtant, il y a plus de cent ans, malgré les difficultés, les premiers photomicrographistes ont souvent obtenu des résultats remarquables.

On pourrait faire le parallèle avec les photographes de cette époque. La qualité technique et artistique de nombreuses photographies de paysage et de portrait est encore très admirée aujourd’hui. Comme les photographes, les photomicrographes de cette époque savaient tirer le meilleur parti des équipements et des matériaux à leur disposition.

Un livre qui démontre la qualité de ces images, «Nature Through Microscope and Camera» de Richard Kerr avec des photomicrographies d’Arthur E. Smith, se révèle fascinant. Publié en 1905 il apparaît souvent dans les librairies d’occasion.

L’équipement qui était nécessaire peut faire sourire. Le photomicrographe Arthur Smith mentionne que l’extension impressionnante du soufflet était indispensable pour projeter l’image sur les grandes plaques photographiques de 25 x 30 cm. Smith a également souligné que les objectifs achromatiques étaient utilisés pour toutes les plaques et qu’aucune retouche de négatifs n’a été effectuée. Bien que les objectifs apochromatiques (qui assurent la correction des aberrations chromatiques et sphériques) de meilleure qualité étaient certainement déjà disponibles, ils auraient été trop coûteux pour l’amateur moyen. L’auteur a voulu démontrer ce qui pouvait être réalisé en tirant le meilleur profit de cette optique encore modeste.

Il a évidemment évité la tentation d’utiliser des sources de lumière intenses disponibles à cette époque comme la «Lumière oxhydrique» ou «lumière Drummond ». On peut supposer que l’éclairage était un éclairage au gaz, plus conventionnel, et les expositions étaient indiquées entre deux secondes et deux heures ou plus. Des filtres colorés pour contrôler le contraste sur certains sujets ont également été utilisés.

Par ailleurs, Richard Kerr, l’auteur du livre évoqué ci-dessus, adopte un ton quelque peu moral dans l’introduction, ce qui était souvent le cas dans les livres de cette époque.  « Il y a trop de lieux de divertissement dans nos villes, trop de romans inutiles et pernicieux dans nos bibliothèques gratuites … Nous ne suggérons pas que la photographie à travers le microscope soit un remède aux défauts existants, mais nous pensons que plus nos jeunes hommes s’occuperont avec des passe-temps intellectuels, mieux ce sera pour la Nation.« 

Archive Internet

 

 

La Photomicrographie a horrifié les Londoniens au début du 20ème Siècle (1)

Une diatomée de Bori, Hongrie

 

La Photomicrographie a horrifié les Londoniens au début du 20ème Siècle (2)

Petites espèces marines avec un squelette composé de silice (Polycystina), Barbade

 

La Photomicrographie a horrifié les Londoniens au début du 20ème Siècle (3)

Radula (une sorte de langue dentée utilisée pour couper les aliments par les mollusques) d’un escargot de mer.

 

La Photomicrographie a horrifié les Londoniens au début du 20ème Siècle (4)

Section d’un oursin.

 

La Photomicrographie a horrifié les Londoniens au début du 20ème Siècle (5)

Le tube aspirant sur la langue d’une mouche

 

La Photomicrographie a horrifié les Londoniens au début du 20ème Siècle (6)

Langue d’un papillon.

 

La Photomicrographie a horrifié les Londoniens au début du 20ème Siècle (7)

Patte de dytique (Dytiscus marginalis)

 

La Photomicrographie a horrifié les Londoniens au début du 20ème Siècle (8)

Larve de Fourmilion

 

La Photomicrographie a horrifié les Londoniens au début du 20ème Siècle (9)

Tête d’un Tipule

 

La Photomicrographie a horrifié les Londoniens au début du 20ème Siècle (10)

Triceratium favus

 

La Photomicrographie a horrifié les Londoniens au début du 20ème Siècle (11)

Section d’un bourgeon de Lys.

 

La Photomicrographie a horrifié les Londoniens au début du 20ème Siècle (12)

Section transversale du cuir chevelu humain.

 

La Photomicrographie a horrifié les Londoniens au début du 20ème Siècle (13)

Section d’une dent humaine.

 

La Photomicrographie a horrifié les Londoniens au début du 20ème Siècle (14)

Tique

 

La Photomicrographie a horrifié les Londoniens au début du 20ème Siècle (15)

Mideopsis orbicularis

 

La Photomicrographie a horrifié les Londoniens au début du 20ème Siècle (16)

Écailles de sole.

 

La Photomicrographie a horrifié les Londoniens au début du 20ème Siècle (17)

L’appareil photo et le microscope utilisés pour les photo-micrographies ci-dessus.

 

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