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Paris à la fin du XIXe siècle vu par Toulouse-Lautrec








 

Le peintre post-impressionniste Henri de Toulouse-Lautrec est réputé pour ses interprétations expressives du Paris du début du 20ème siècle. Fasciné par la vie nocturne colorée de la capitale, l’artiste français a créé une collection de 363 affiches avec les cafés les plus populaires de Paris, les cabarets et ses artistes.

Avec des graphiques audacieux, des palettes de couleurs vives et leur focalisation sur les personnages, ces dessins ont simultanément servi de publicités et attiré des collectionneurs, brouillant la ligne entre les tirages réalisés en masse et les beaux-arts. Aujourd’hui, les affiches de Toulouse-Lautrec continuent de charmer le public, offrant un aperçu visuel de La Belle Époque.

 

 

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Contexte historique

Avant de créer des tirages et des affiches, Toulouse-Lautrec a travaillé principalement comme peintre. Jeune adulte vivant à Paris, il s’est mêlé aux artistes les plus avant-gardistes de la ville et a souvent montré son travail dans des expositions indépendantes.

Avec ces exposition, l’artiste était bien établi et apprécié par les années 1890, alors que les sites de l’agglomération ou le quartier le plus artistique de Montmartre-Paris l’ont chargé de créer des publicités pour leurs spectacles.

 

 

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Montmartre en 1900 (Photo: Moulin Rouge 1900 [Domaine public], sur Wikimedia Commons)

 

L’importance du Sujet

Contrairement à ses peintures, qui ont tendance à explorer et à présenter des interactions intimes et des situations quotidiennes, ses affiches montrent la nature fantastique de la vie nocturne parisienne.

 

CABARETS

Compte tenu de la tendance de Toulouse-Lautrec à visiter les boîtes de nuit de Montmartre, il n’est pas surprenant que les cabarets composent la majorité de ses commandes. Ces café-concerts comprennent le Divan Japonais, les Ambassadeurs et, bien sûr, le célèbre Moulin Rouge, le premier cabaret à faire appel aux services de Toulouse-Lautrec.

 

 

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« Divan Japonais » (1892-1893) (Photo: Henri de Toulouse-Lautrec [Domaine Public], via Wikimedia Commons)

 

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« Ambassadeurs, Aristide Bruant dans Son Cabaret » (1892) (Photo: Toulouse-Lautrec, [Domaine public], sur Wikimedia Commons)

 

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‘Moulin Rouge: La Goulue’ (1891) (Photo: Toulouse-Lautrec (1864 – 1901) [Domaine public], via Wikimedia Commons)

 

LES ARTISTES

Pour illustrer le type de divertissement offert dans ces lieux animés, Toulouse-Lautrec s’est souvent intéressé aux artistes de ses affiches. Plutôt que de représenter des personnages anonymes ou fictifs, l’artiste préférait représenter les individus de la vie réelle, notamment Jane Avril, une danseuse de french-cancan, sa muse et son modèle préférés.

 

 

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Jane Avril (Photo: Paul Sescau (1858-1926) [Domaine public], via Wikimedia Commons)

 

Jane Avril apparaît dans plusieurs affiches de l’artiste, dont le Divan Japonais (1892), le Jardin de Paris (1893), Jane Avril (1893) et La troupe de Mlle Eglantine (1895). En plus de son intérêt évident pour la danseuse, l’enthousiasme de l’artiste avec Avril est clairement expliqué par Paul Leclerq, l’un des contemporains de Toulouse-Lautrec. «Au milieu de la foule», a-t-il rappelé, ‘il y eut une agitation, et une ligne de personnes a commencé à se former: Jane Avril dansait, tournait, gracieusement, légèrement, un peu follement; Pâle, maigre, pur-sang, elle a tourné et s’est renversé, sans poids, nourrie de fleurs; Lautrec criait son admiration. »

 

 

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‘Jane Avril au Jardin de Paris’ (1893) (Photo: Toulouse-Lautrec  [Domaine public], sur Wikimedia Commons)

 

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Henri de Toulouse-Lautrec. Jane Avril. 1899

 

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‘Troupe de Mlle. Eglantine ‘(1895-1896) (Photo: Georges Jansoone (JoJan) – oeuvre d’Henri de Toulouse-Lautrec, par Wikimedia Commons)

 

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‘May Milton’ (1891) (Photo: Henri de Toulouse-Lautrec [Domaine public], via Wikimedia Commons)

 

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Misia Natanson dans ‘Confetti’ (1894) (Photo: Henri de Toulouse-Lautrec [CC0], via Wikimedia Commons)

 

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‘May Belfort’ (1891) (Photo: Henri de Toulouse-Lautrec [CC0], via Wikimedia Commons)

 

LES CLIENTS

En plus des danseurs et des chanteurs de french cancan des cabarets, les affiches de Toulouse-Lautrec présentent également les clients bohème des établissements. Ces sujets mettent en évidence la tendance de Toulouse-Lautrec à regarder les gens, une activité qui se manifeste dans tout son travail. « Seule la figure humaine existe », a expliqué Toulouse-Lautrec. «Le paysage n’est, et ne devrait être, qu’un accessoire; La peinture exclusivement de paysages n’est qu’ennui. « 

 

 

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‘Au Moulin Rouge: La Goulue et Sa Sœur’ (1892) (Photo: Henri de Toulouse-Lautrec [CC0], via Wikimedia Commons)

 

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«L’Anglais au Moulin Rouge» (1892) (Photo: Henri de Toulouse-Lautrec [Domaine public], via Wikimedia Commons)

 

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‘Reine de Joie’ (1892) (Photo: Henri de Toulouse-Lautrec [Domaine Public], via Wikimedia Commons)

 

Héritage

Aujourd’hui, les affiches de Toulouse-Lautrec sont considérées comme l’œuvre la plus reconnaissable de l’artiste. En plus de leur valeur esthétique et de leur importance stylistique, les œuvres sont également célébrées pour leur modernité : elles ont élevé le rôle de la gravure dans une forme artistique et contribué à la vulgarisation du design graphique.

Pour Toulouse-Lautrec, cependant, la nature innovante de ses outils n’était pas aussi importante que le contenu de ses créations. « À notre époque, il existe de nombreux artistes qui font quelque chose parce que c’est nouveau; Ils voient leur valeur et leur justification dans cette nouveauté », a-t-il expliqué. «Ils se trompent eux-mêmes; La nouveauté est rarement l’essentiel. Cela ne concerne qu’une seule chose; En dépassant la nature intrinsèque du sujet. « 

 

 

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