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Les Aliens des Profondeurs








 

Avec des corps transparents et des appendices lumineux ou des cellules sensibles au mouvement, ces habitants des profondeurs sont adaptés à la vie dans un monde sans lumière.

Bien que le bleu soit la couleur la plus souvent associée aux océans, le noir est une description beaucoup plus adaptée pour près de 90 pour cent des eaux de notre planète. En descendant sous la surface, le bleu apparemment sans fin disparaît rapidement, ne laissant rien d’autre que l’obscurité totale à une profondeur d’environ 200 mètres. Ici, dans la grande profondeur inexplorée et perpétuellement sombre commence un monde caché et surréaliste rempli de créatures fantastiquement bizarres.

L’hiver dernier, le photographe et biologiste marin Solvin Zankl s’est joint à une expédition scientifique menée par le centre de recherche GEOMAR en Allemagne pour effectuer des évaluations de la biodiversité en haute mer autour des îles du Cap Vert. L’équipe a exploré les profondeurs avec des caméras et des lumières, et a utilisé des filets pour capturer une série d’étranges créatures en haute mer. Dans son studio de photographie à bord du bateau, équipé d’aquariums spéciaux et d’un puissant microscope, Zankl s’est mis à saisir les caractéristiques et les comportements uniques de ces organismes de l’au-delà. Cette série photo offre des aperçus rares de certaines de ces créatures et de leurs adaptations qui leur permettent de survivre et de prospérer dans l’un des environnements les plus hostiles de la planète.

Solvin Zankl

 

 

Chauliodus sloani : Le poisson-vipère de Sloane

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 Comme beaucoup d’autres poissons d’eau profonde, la vipère de Sloan (Chauliodus sloani) utilise des cellules photophores produisant de la lumière pour attirer des proies vers sa gueule. Une fois qu’il attrape sa victime, ses dents articulées se tournent vers l’intérieur pour piéger l’animal et le forcer inévitablement à emprunter le goulet du prédateur.

 

Nemichthys curvirostris : poisson téléostéen serpentiforme

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L’anguille du boxeur (Nemichthys curvirostris) appartient à une famille d’anguilles dont les corps élancés mesurent jusqu’à 1,5 mètre, se terminant par des queues filiformes. Cette forme de corps a valu à l’espèce le nom scientifique Nemichthys, ou «poisson serpentiforme». Les grands yeux de cette anguille sont adaptés pour capturer tous les rayons de lumière possible. Ce corps extrêmement étroit a comme conséquence une localisation étonnante pour l’anus : juste derrière la tête de l’animal.

 

Gigantocypris muelleri 

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D’apparence diabolique, ces créatures comme cet ostracode ont prospéré pendant des millénaires. Faute de segmentation, leurs corps et têtes sont fusionnés, repliés dans une coquille globulaire avec les appendices de la créature. Cette espèce de crustacé particulière (Gigantocypris muelleri) possède des miroirs, comme des réflecteurs qu’il utilise pour localiser les créatures minuscules et flottantes des profondeurs.

 

Cryptopsaras couesi : Le pêcheur à trèfle

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Le pêcheur à trèfle (Cryptopsaras couesi), une espèce de baudroie, utilise une partie modifiée de sa nageoire dorsale comme une canne à pêche pour attirer les proies potentielles vers sa gueule. Seules les femelles sont équipées de cet appendice bioluminescent. Les mâles beaucoup plus petits, en revanche, sont des compagnons parasites, se tenant sur les femelles grâce à leurs dents épineuses. Les tissus et les systèmes circulatoires des deux poissons finissent par fusionner ensemble jusqu’à ce que le mâle ait perdu toutes les fonctions des organes internes à l’exception de la production de sperme.

 

Genus Phronima

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Ce Phronima évolue dans la mer dans une maison mobile volée et translucide. Les femelles dévorent les entrailles gélatineuses d’une créature marine sous le nom de Salpidés avant de ramper à l’intérieur de l’exosquelette pour pondre des œufs. La femelle s’y accroche avec des griffes, et la propulse à travers l’eau pour fournir à ses larves un flux constant d’eau et de nourriture.

 

Cryptopsaras couesi

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On trouve des bactéries fluorescentes, comme une balise, au bout de cet appendice bioluminescent. C’est un élégant exemple de symbiose – une relation mutuellement bénéfique entre deux espèces. Les poissons crédules et naïfs se trompent sur l’extrémité brillante et se retrouvent rapidement à l’intérieur des mâchoires surdimensionnées et de l’estomac élastique de la baudroie (Cryptopsaras couesi).

 

Chiroteuthis mega

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Ce calmar (Chiroteuthis mega) enveloppe ses tentacules autour de sa proie. Les cellules photophores, qui produisent de la lumière, ont probablement attiré ce poisson malheureux à proximité immédiate, ce qui a permis au calmar à corps mou de l’attraper.

 

Anoplogaster cornuta : le poisson-ogre

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S’approcher de cet Anoplogaster peut être une erreur mortelle pour les calmars et les petits poissons. Parce que le prédateur a une mauvaise vue, il s’appuie sur les cellules de détection de mouvement le long de sa ligne latérale – une bande sensorielle élargie qui s’étend sur toute la longueur du corps du poisson – pour détecter les proies. Les jeunes poissons perdent les branchies brillantes qui filtrent le plancton et descendent dans les eaux les plus profondes, souvent plus de 5 000 mètres sous la surface de l’océan.

 

Macrotritopus defilippi

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Ce poulpe larvaire (Macrotritopus defilippi) sera finalement à la hauteur de son nom en développant de longs bras minces qui s’étirent jusqu’à sept fois la longueur du corps. Les scientifiques ont signalé des cas dans lesquels cette espèce a évité la prédation en imitant la forme, la couleur et le comportement d’une plie, tout en se déplaçant à travers le fond de la mer.

 

Vitreledonella richardi

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Compte tenu de son corps transparent, le poulpe de verre (Vitreledonella richardi) reste l’une des créatures les plus insaisissables des mers profondes. Des photographies rares comme celle-ci révèlent un éventail d’organes opaques et un aperçu de ses yeux. Les scientifiques pensent que l’inclinaison vers le haut et l’allongement de ses yeux rectangulaires sont des adaptations pour aider le poulpe à éviter la prédation.

 

 

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