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La Vie quotidienne dans les Rues de Londres à l’époque victorienne








 

En 1876, six ans après la mort de Charles Dickens, les rues de la capitale anglaise ressemblait encore énormément à la description du célèbre auteur. La pauvreté, le handicap, la misère et la saleté étaient partout : les gens vivaient une existence précaire et marginale dans les rues de Londres. Deux hommes étaient déterminés à documenter cette vie – et le livre qu’ils ont publé ont choqué la nation.

 

 

La Vie quotidienne dans les Rues de Londres à l'époque victorienne (1)

 

La Vie quotidienne dans les Rues de Londres à l'époque victorienne (2)

 

Le journaliste radical Adolphe Smith a mené des entretiens avec les pauvres et les marginaux de Londres. Même si cela avait déjà été entrepris avant, le point de vue unique de ce livre était sa collaboration avec le photographe John Thomson. Ces images – comme celle d’une jeune fille cherchant ses parents alcooliques dans un bistrot – ont été prises avec un appareil photo en utilisant la méthode de la plaque de verre (Eastman ne développera son film que lors de la prochaine décennie). Ils ont stupéfait les classes moyennes britanniques et ont propulsé leur livre – Street Life of London – en un best-seller immédiat.

 

La Vie quotidienne dans les Rues de Londres à l'époque victorienne (3)

 

Leurs sujets inclus John Day, ci-dessus, connu sous le nom de balayeur modeste. Abandonné par son père alcoolique à dix ans, il a lutté jusqu’à finalement obtenir un travail décent de ramoneur et il n’a jamais touché une goutte d’alcool. Le livre est maintenant considéré comme un travail de pionnier dans l’histoire de la photographie documentaire et les photos de Street Life de Londres sont récemment tombées dans le domaine public par la London School of Economics .

 

La Vie quotidienne dans les Rues de Londres à l'époque victorienne (4)

 

La Vie quotidienne dans les Rues de Londres à l'époque victorienne (5)

 

Ici, nous voyons Jacobus Parker qui, tout en étant cireur de chaussures, se décrit comme un colporteur et un lecteur dramatique. Bien qu’il eut encore des difficultés financières à l’âge de soixante-dix ans il dit qu’il n’a aucun regret: « La cupidité du gain, monsieur, n’a jamais été ma devise. L’argent est un objet mauvais qui remplit tous les coins et recoins d’un coeur humain de l’enfance à la vieillesse. »

 

La Vie quotidienne dans les Rues de Londres à l'époque victorienne (6)

 

La Grande-Bretagne avait encore un empire à gérer et en 1876 des jeunes hommes ambitieux pour quelque gloire désespérée se rendaient à la maison publique Dove où des sergents recruteurs grisonnants et arrosées faisaient miroiter à ces jeunes aspirants tous les honneurs militaires. Smith note la présence, dans cette image, de l’officier de la police locale. « Ce groupe ne serait pas complet sans donner un aperçu de M. Cox, le policier. « 

 

La Vie quotidienne dans les Rues de Londres à l'époque victorienne (7)

 

Après avoir conduit un omnibus pendant presque un demi-siècle, en 1876 Cast-Iron Billy était enfin à la retraite (à gauche). Les jeunes conducteurs étaient devenus meilleurs que lui et lui volaient constamment ses passagers. 

 

 

La Vie quotidienne dans les Rues de Londres à l'époque victorienne (8)

 

 

 


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