30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899









 

Durant l’Antiquité les principes orthopédiques commencent à se développer et étaient déjà utilisés à une époque primitive. Les Égyptiens décrivent les moyens de reconnaître et de gérer les problèmes orthopédiques courants. Les Grecs et les Romains commencent ensuite à étudier la médecine de manière systématique et améliorent considérablement notre compréhension de l’anatomie orthopédique et de la technique chirurgicale.


Jusqu’au 16ème siècle, la majorité des théories médicales étaient fortement influencées par le travail d’Hippocrate. L’étude scientifique de l’anatomie gagne en importance au cours de cette période, notamment grâce au travail de grands artistes tels que Leonardo Da Vinci .

Au 18ème siècle le terme moderne d’«orthopédie» est inventé.

Au cours du 19ème siècle trois découvertes historiques en orthopédie rendent les chirurgies sûres et sans douleur. C’est le développement des principes de l’antisepsie de Joseph Lister, la découverte de l’anesthésie à l’éther en 1846 par William Morton et l’invention de Wilhelm Conrad Roentgen des rayons X, qui ont révolutionné la façon de poser un diagnostic dans les cas orthopédiques. 

Au 20ème siècle on assiste au développement rapide et continu d’un meilleur contrôle des infections. De nouvelles technologies apparaissent. Les guerres mondiales ont beaucoup contribué au développement de l’orthopédie fondamentale en produisant un nombre incalculable de patients nécessitant une amputation, un débridement, une gestion des fractures, des chirurgies du tendon, etc.

Cette série de photographies se focalise sur les prothèses de 1500 à 1899.

 

 

Bras droit artificiel articulé, Europe, 1501-1550

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (1)

 

Fixé au corps par des lanières en cuir et en métal articulées, ce bras de fer permettait une certaine gamme de mouvements. La main est soudée vers l’intérieur, mais l’articulation du poignet peut bouger verticalement – comme pour serrer la main de quelqu’un. Un globe de métal creux agit comme une articulation de coude de substitution. La prothèse a certainement pu être contrôlée par des ressorts et des mécanismes qui sont aujourd’hui manquants.

Les amputations chirurgicales sont mentionnées par Hippocrate. Elles ont constituées pendant de nombreuses années la pratique principale du chirurgien. Ce bras artificiel date des années 1500. La plupart des membres ont été amputés à cette époque à cause de blessures ou d’accidents de guerre. Le chirurgien militaire français Ambroise Paré (1510-1590) acquit de l’expérience en tant que chirurgien privé de généraux de l’armée française. Il a publié des livres sur la chirurgie dans lesquels il a décrit de nouvelles opérations et des traitements innovants. Ces écrits décrivent des substituts artificiels qu’il a conçus pour remplacer les membres amputés. Certains étaient simples. D’autres étaient des dispositifs sophistiqués hautement mécanisés simulant la fonction et le mouvement naturels du membre remplacé.

 

 

Appareil de traction, Italie, 1501-1550

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (2)

 

Appareil de traction, utilisé pour supporter les fractures et les luxations et corriger les déformations des membres. Construit en fer, en laiton et en bois, il aurait été fabriqué en Italie au cours du XVIe siècle.

 

 

Main artificielle gauche et avant-bras, Europe, 1501-1600

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (3)

 

Cette prothèse est un boîtier en métal. Celui-ci s’enroulait autour du moignon de l’avant-bras et était sécurisé par des sangles en métal ou en cuir. Une structure mécanique interne (maintenant manquante) a peut-être permis aux doigts de bouger. Les doigts ont été conçus comme une masse solide. Cependant, ils peuvent se plier au niveau du plus grand joint d’articulation.

 

 

Bras artificiel en fer, Allemagne, 1560-1600

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (4)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (5)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (6)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (7)

 

Articulation de la main gauche et de l’avant-bras artificiels, en fer,  (probablement de Gotz von Berlichingen), Certainement conçue en Allemagne, 1560-1600

Bras artificiel en fer, jadis supposé appartenir à Gotz von Berlichingen (1480-1562), chevalier et aventurier allemand qui servit aux côtés de l’empereur romain Charles V contre les Turcs. Les membres artificiels tels que ceux-ci étaient des articles coûteux fabriqués par des armuriers, et ils permettaient aux porteurs, qui avaient perdu un membre au combat, de poursuivre leur carrière de guerrier. Estimés à ce jour comme datant de 1560 à 1600, d’autres exemples de ces bras artificiels ont été reconnus comme étant des copies ultérieures.

 

 

Soutien pour cheville, Italie, 1501-1600

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (8)

 

Support de cheville d’enfant, fer, Italie, XVIème siècle

La cheville et le pied sont soutenus par cette «chaussure» en fer. Elle était conçue pour un petit enfant. La chaussure est articulée à l’avant. Ce détail permet à l’enfant de se placer dans le support de cheville. L’enveloppe supérieure est ensuite abaissée et fixée autour de la cheville. De tels supports pourraient avoir été utilisés pour redresser les pieds endommagés par une blessure, une déformation du squelette ou une maladie telle que le rachitisme. Le rachitisme est un manque de minéraux et de vitamines entraînant la torsion et la courbure des membres.

 

 

Nez artificiel, Europe, 1601-1800

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (9)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (10)

 

Nez artificiel en métal plaqué du 17ème ou 18ème siècle. Ces prothèses nasales auraient été conçues pour remplacer un nez original, qui pourrait avoir été congénitalement absent ou déformé, perdu par accident, au combat ou à cause d’une maladie dégénérative telle que la syphilis.

 

 

Paire de supports de jambes pour enfant, France, 1601-1650

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (11)

 

Conçus pour soutenir les jambes, plutôt que comme substitut artificiel, ces supports en fer ont été réalisés pour un petit enfant. Chaque support de jambe consiste en une enveloppe de métal recouvrant la jambe. Celle-ci était sécurisée par trois sangles: deux sur la jambe et une sur la cuisse. Les lanières étaient en métal ou en cuir et attachées par des boucles.

 

 

Main et avant-bras artificiels, 1601-1700

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (12)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (13)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (14)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (15)

Chronologie des prothèses de bras artificielles. De gauche à droite: XVIème siècle. XVIIème siècle. 1920. XXIème siècle.

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (16)

 

Bras en fer artificiel, pour personnes amputées de la main gauche sous le coude. Les membres artificiels de ce type étaient des articles coûteux fabriqués par des armuriers et permettaient aux porteurs qui avaient perdu un membre au combat de poursuivre leur carrière au combat. 

 

 

Corset orthopédique pour homme adulte, 1601-1800

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (17)

 

La colonne vertébrale est soutenue et les anomalies squelettiques sont corrigées par ce corset de fer. Il est articulé des deux côtés et se verrouille à l’avant. Le corset est en fer perforé et sécurisé par des bretelles. Il a été conçu pour s’adapter à un homme mince. Il soutenait une colonne vertébrale endommagée par une blessure ou une déformation du squelette telle que la scoliose.

Le corset provenait de la grande collection privée du Dr Noel Hamonic. Les fils d’Hamonic le vendirent à Henry Wellcome. La première vente date de juin 1928 pour 4 400 £. La seconde eut lieu un mois plus tard pour 803 £.

 

 

Nez artificiel en ivoire, Europe, 1701-1800

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (18)

 

Nez artificiel en ivoire sculpté datant certainement du XVIIIe siècle. Ces prothèses nasales auraient été conçues pour remplacer un nez original, qui pourrait avoir été congénitalement absent ou déformé, perdu suite à un accident, au combat ou à une maladie dégénérative telle que la syphilis.

 

 

Support de colonne vertébrale pour enfant, France, 1771-1800

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (19)

 

Porté par un enfant, un bras était placé dans chacune des boucles supérieures pour maintenir le support dorsal en place. Pendant toute cette période, la tuberculose squelettique était une maladie assez courante chez les enfants et les survivants souffraient souvent de graves déformations de la colonne vertébrale qui auraient peut-être nécessité l’utilisation d’un tel corset. Le textile recouvrant le fer l’aurait rendu légèrement plus confortable à porter.

 

 

Bottine orthopédique de Lord Byron, Angleterre, 1781-1810

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (20)

 

Bottine orthopédique pour enfant, appartenant apparemment à Lord Byron, 1781-1810

Lord Byron (1788-1824) est un poète célèbre. Il est réputé avoir porté cette petite chaussure. Il est né avec un pied droit déformé. Le pied de Byron lui causa beaucoup de douleur et de frustration. Une histoire prétend qu’il a jeté son corset dans un étang quand il était enfant. Étant donné la petite taille de la chaussure (10 cm de long), elle était conçue pour un enfant. De nouvelles attelles de jambe et des bottes orthopédiques auraient été nécessaires à mesure que l’enfant grandissait. Cette botte orthopédique était fixée autour du tibia avec une boucle en cuir. Elle était portée avec une attelle de jambe en métal. Les attelles des jambes supportent le poids du corps et encouragent les os des jambes à se développer dans des positions correctes.

 

 

Corset en laiton, probablement anglais, 1800-1880

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (21)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (22)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (23)

 

Corsets orthopédiques en laiton, destinés à corriger les déformations des os ou des muscles. Probablement fabriqué en Angleterre au 19ème siècle

 

 

Corset orthopédique, Europe, 1801-1880

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (24)

 

Corset orthopédique en laiton, destiné à corriger les déformations des os ou des muscles. Probablement fabriqué en Angleterre au 19ème siècle

 

 

Support pour colonne vertébrale, Londres, Angleterre, 1822-1869

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (25)

 

Support rachidien, pour courbure angulaire, par Ferguson, Londres, 1822-1869

Fabriqué à partir d’un cadre en fer recouvert de cuir, le support était porté par une personne présentant une courbure angulaire de la colonne vertébrale. Cette déformation était probablement dûe à une maladie telle que la scoliose ou la tuberculose de la colonne vertébrale, également appelée maladie de Pott – du nom de Percival Pott (1714-1788), un chirurgien anglais qui a décrit cette maladie pour la première fois. C’était une situation assez courante jusqu’au vingtième siècle et les enfants et les adultes touchés de cette manière par cette déformation auraient été extrêmement nombreux.

 

 

Support rachidien, France, 1830-1900

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (26)

 

Appareil conçu par la société Mathieu en bois et métal, cadre avec supports en toile, pour scoliose, (Mathieu, Paris, 1830-1900)

La scoliose provoque une courbure de la colonne vertébrale. Une tentative pour «corriger» cette courbure consistait à appliquer une force physique et plutôt pénible à la colonne vertébrale pour la redresser progressivement. Cet appareil partiellement incomplet a été développé par la société Mathieu de Paris. L’avant et l’arrière de l’appareil pouvaient être ajustés avec l’espoir que cela atténuerait la courbure de la colonne vertébrale après plusieurs traitements.

 

 

Jambe artificielle, Europe, 1850-1900

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (27)

 

jambes artificielles en bois pour amputation au-dessus du genou.

 

 

Bras gauche artificiel, Europe, 1850-1910

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (28)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (29)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (30)

 

Bras artificiel en acier avec poignets en laiton, dessus en cuir, design européen, 1840-1940.

Fabriqué en acier et en laiton, ce bras prothétique inhabituel s’articule de différentes façons. L’articulation du coude peut être déplacée en libérant un ressort, alors que l’articulation supérieure du poignet permet une rotation et un mouvement de va-et-vient. Les doigts peuvent également se redresser et se contracter.

La partie supérieure du bras en cuir est utilisée pour fixer la prothèse sur le reste du bras. L’aspect plutôt sinistre de la main suggère que le porteur peut l’avoir dissimulé avec un gant. Parmi les causes d’amputation les plus courantes au cours des années 1800 figurent les blessures subies à la suite d’une guerre.

 

 

Bras gauche artificiel, Angleterre, 1850-1910

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (31)

 

Bras gauche artificiel, cuir et bois, entièrement articulé, probablement anglais, 1850-1910.

Ce bras artificiel en bois a des articulations au coude, au poignet, au pouce et aux doigts. Ils peuvent tous être bougés. Le pouce est connecté à un ressort. Il peut être déplacé pour saisir les choses. Le bras était attaché à l’épaule à l’aide de lanières de cuir. C’était fait sur mesure. La main est sculptée de manière réaliste avec des marques sur la paume et les ongles.

Les prothèses en bois plus lourdes comme celle-ci ont été remplacées par des versions plus légères en métal. Cela faisait suite à des améliorations de conception après la Première Guerre mondiale. 41 000 militaires britanniques ont perdu un ou plusieurs membres au cours du conflit.

 

 

Jambe gauche artificielle, Londres, Angleterre, 1861-1920

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (32)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (33)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (34)

 

Jambe artificielle gauche pour amputation au genou, par WR Grossmith, 1861-1920.

Le corset en cuir maintient la prothèse à la cuisse. Il est perforé afin que le porteur ne souffre pas trop de la chaleur. À l’intérieur du mollet se trouve une barre de métal en forme de V attachée à un ressort. Ce dispositif empêche le porteur de tomber en avant tout en lui permettant de marcher avec confort. Les articulations de la cheville et du genou sont verrouillables. Les orteils sont en cuir souple.

La compagnie de William Robert Grossmith a fabriqué cette prothèse et a publié le livre «Amputations et membres prosthétiques» en 1857.

 

 

Masticateur, Paris, France, 1870-1890

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (35)

 

Masticateur, utilisé pour mâcher de la nourriture pour les patients âgés ou édentés, fabriqué par A Aubry, Paris 1870-1890

Un masticateur utilise un mouvement en forme de ciseau pour écraser la nourriture. Il était probablement utilisé pour «pré-mâcher» de la nourriture pour les patients âgés sans dents et ceux qui étaient incapables de mâcher. Lorsqu’elles ne sont pas utilisées, les dents sont maintenues ensemble par un clip à ressort qui fixe les extrémités des poignées recouvertes d’ivoire.

Le masticateur a été fabriqué en France et porte le nom et l’adresse du fabricant: «A Aubry, Bd. Saint Michel Paris ”. Aubry était un important fabricant d’instruments chirurgicaux qui a remporté les médailles d’or aux Expositions Universelles de Paris en 1878 et 1889.

 

 

Support pour pied, France, 1870-1890

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (36)

 

Support de pied pour enfant pour le traitement du pied bot, bois, acier et cuir, par Collin de Paris, de la collection Charrière, Collin et Gentile, 1880.

Des renforts en cuir et en acier comme ceux-ci soutenaient les enfants avec un pied bot. Cette malformation apparaît lorsque le pied est tourné vers l’intérieur. La marche est possible, mais peut être difficile et un soutien supplémentaire est nécessaire. Des bretelles comme celle-ci permettent à l’enfant de marcher, souvent à l’aide d’une béquille. Le pied bot peut maintenant généralement être corrigé, parfois avec une intervention chirurgicale. Avant le XXème siècle, les enfants ne bénéficiaient généralement que d’un soulagement à court terme.

 

 

Paire de bottes orthopédiques pour enfants, Angleterre, 1879 à 1923

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (37)

 

Paire de bottes orthopédiques ajustables pour enfants avec jambières en acier fabriquées par IA Best and Son, Birmingham, 1879-1923.

Sécurisées autour de la taille avec une lanière en cuir, les bottes ajustables de taille enfant se portent avec des attelles qui servent de jambes en acier. Les attelles des jambes sont portées par les patients souffrant d’affections affectant la croissance des os des jambes, telles que le rachitisme et la poliomyélite. Les attelles aident à supporter le poids du corps et encouragent les os des jambes à se développer dans des positions correctes.

 

 

Main artificielle, Europe, 1880-1920

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (38)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (39)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (40)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (41)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (42)

 

Main artificielle en bois, avec couvre-bras en cuir, doigts mobiles, origine européenne, 1880-1920.

Des sangles et des anneaux de cuir attachent cette main artificielle en bois à l’avant-bras et au coude. Les doigts sont sculptés avec les ongles et les lignes de la paume. Chacun des doigts possède trois articulations. Ce dispositif leur permet d’être bougés dans différentes positions. La main était portée pour des raisons esthétiques plutôt que pratiques.

 

 

Voiture pour enfant, Royaume-Uni, 1890-1920

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (43)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (44)

 

Voiture orthopédique pour enfant, Bradford, Angleterre, 1890-1920.

Les personnes atteintes de maladies graves ou de blessures touchant le cou ou la colonne vertébrale étaient souvent transportées dans de tels véhicules. Ce chariot vertébral provenait de la Central Infant Welfare Clinic de Bradford et était spécialement conçu pour les enfants. C’est essentiellement un grand landau. Il permettait à l’enfant d’être déplacé d’une pièce à l’autre sans changer de position, mais aussi de le faire sortir à l’extérieur. La lumière du soleil et l’air frais étaient réputés pour être bénéfiques à cette époque. Cela était particulièrement vrai dans le cas de la tuberculose, qui attaquait souvent la colonne vertébrale.

La voiture est en bois et l’intérieur est en cuir. Il est soulevé assez loin du sol. Ce dispositif permettait à l’enfant de se trouver à la hauteur des autres enfants et plus proche des adultes qui les fréquentaient.

 

 

Fauteuil roulant, Paris, France, 1890-1940

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (45)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (46)

 

Fauteuil roulant, par Eugene Vincent, 141 Boulevard Saint-Germain (Boutique) et 20/26 rue de Montsouris (Usine), Paris, France, 1890-1940.

À la fin des années 1800, les fauteuils roulants ont rapidement remplacé les sièges de berline comme moyen de transport pour les personnes qui éprouvaient des difficultés à se déplacer sans assistance. Ils avaient l’avantage de ne nécessiter qu’une seule personne pour les déplacer, et ils étaient plus compacts et efficaces. Ce fauteuil constitue une véritable innovation car contrairement aux chaises traditionnelles, les roues sont équipées d’un anneau supplémentaire pour être utilisées par le passager. Une petite poignée fixée au dossier permettait au passager d’être poussé. Le fauteuil lui-même n’aurait toutefois pas été adaptée aux personnes gravement handicapées, car elle est essentiellement constituée d’une chaise en bois courbé et offre peu de soutien. Il n’y a pas de repose-pieds pour soulever les pieds du passager du sol. Ce fauteuil a été fabriqué et vendu à Paris, en France, par la société Eugene Vincent.

 

 

Jambe droite artificielle, Angleterre, 1894

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (47)

 

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (49)

Prothèse en bois juste au-dessus du genou, fabriquée pour un soldat de 16 ans en 1894. Il l’a portée de façon continue jusqu’à ce qu’il en reçoive (à contrecoeur) une nouvelle en 1972, qu’il a portée jusqu’à sa mort en 1977, à l’âge de 99 ans. Fourni par l’armée.

 

 

Bras artificiel, Northampton, Angleterre, 1895-1904

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (50)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (51)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (52)

 

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (53)

 

Juste en dessous de la prothèse du coude, conçue pour une pianiste. Douille en cuir bloquée reliée par des aciers latéraux articulés à un long corset de cuir avec quatre fermetures à boucle. Grand écrou à oreilles à l’intérieur du coude pour verrouiller l’articulation. Poignet ovale en bois avec une main en bois détachable. Les doigts écartés, l’index, le milieu et l’annulaire étant plus courts que la normale, le pouce et le petit doigt sont rembourrés. Cette conception a permis à celle qui la portait de s’étendre sur une octave et elle a joué du piano au Royal Albert Hall en 1906. Fabriquée par M. Royden d’Abingdon St London vers 1904.

 

 

Dispositif de préhension utilisé avec un bras artificiel, Europe, 1899

30 Prothèses orthopédiques de 1500 à 1899 (54)

 

Dispositif de préhension porté sur une prothèse juste au-dessous du coude par un soldat ayant servi au siège de Ladysmith (1899). Probablement fabriqué par Blatchford 1899. 

Porté au bout d’un bras prothétique, ce dispositif de préhension en métal était utilisé par un soldat qui s’était battu au siège de Ladysmith en 1899 au cours de la seconde guerre des Boers (1899-1901). On ignore s’il a été blessé ou s’il portait cet appareil pour lui permettre de poursuivre sa carrière de soldat. Ce dispositif aurait été attaché au reste du bras artificiel qu’il aurait porté.

Il est montré avec une Bible, qui porte les mots «Afrique du Sud 1900» et il s’agissait d’un cadeau de la Mission générale de l’Afrique du Sud. Le dispositif a probablement été fabriqué par Chas A Blatchford & Sons, une entreprise qui fabrique et conçoit des prothèses depuis 1890.

 

 

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